Avec plus de 26 000 paniers distribués sur 11 territoires, le dispositif P.A.N.I.E.R.S. confirme son rôle clé dans l’accès à une alimentation de qualité et le soutien aux filières locales. En 2025, ce sont plus de 1 400 foyers qui ont pu en bénéficier, tout en diversifiant les ventes de 30 producteurs-fournisseurs engagés. Au-delà de la distribution, le dispositif s’est appuyé sur plus de 150 ateliers organisés dans les structures sociales engagées : cuisine, nutrition, rencontres avec les producteurs, temps festifs…

Ce volet permet de créer une véritable dynamique autour de la réappropriation de son alimentation, de la (re)découverte du goût des légumes frais, locaux et saisonniers, et du développement des savoir-faire culinaires. Il favorise également les échanges entre habitants, Producteurs et acteurs locaux, renforçant ainsi le lien social et l’autonomie alimentaire.

Les chiffres 2025, en bref :

  • 11 territoires engagés 
  • 26 565 paniers distribués
  • + de 1400 foyers touchés
  • + de 150 ateliers et visites organisés 
  • 30 producteurs-fournisseurs

Impact économique estimé

Revenus générés pour les producteurs : environ 380 000 € ont été fléchés grâce au dispositif dans l’économie agricole bio régionale, répartis entre les 30 producteurs engagés.

Économies réalisées par les foyers : grâce au soutien financier du dispositif, la prise en charge de 50 % a permis près de 190 000 € d’économies cumulées pour les foyers bénéficiaires.


Je suis impliqué dans le dispositif P.A.N.I.E.R.S. sur deux territoires : à Noyelles-Godault et à Évin-Malmaison. À Noyelles-Godault, ça fait un an et demi que j’y participe. Il y a eu beaucoup de communication au départ et aujourd’hui ça marche vraiment bien. On tourne en moyenne autour de 20 paniers par semaine. Elodie du CCAS fait du très bon boulot pour valoriser le dispositif, ça joue beaucoup dans la dynamique. À Évin-Malmaison, ça fera bientôt deux ans. Là, on est sur des plus petites quantités : environ 10 paniers tous les quinze jours. La communauté est plus petite et il y a parfois des périodes creuses. Mais ça reste intéressant, c’est un débouché complémentaire. Globalement, les paniers représentent un vrai plus pour mon activité. Ça me fait environ 800 € de chiffre d’affaires par mois. Ça me permet de valoriser mes légumes plutôt que d’envoyer du volume ailleurs. La logistique est simple et ça ne me prend pas plus de temps en préparation. Ce que je trouve vraiment positif, c’est que ça permet aux gens de manger plus sainement, à un prix réduit. De mon côté, je n’ai que des bons retours : les bénéficiaires sont contents, ils trouvent les quantités adaptées et la qualité au rendez-vous. J’essaie toujours d’être au plus juste et de proposer de beaux paniers. Florian Diévart, producteur bio à Wavrin


Le dispositif P.A.N.I.E.R.S fonctionne bien. Nous sommes passés d’une dizaine de paniers distribués au départ, en mars 2025, à 29 aujourd’hui. Nous avons désormais des personnes fidèles qui viennent tous les quinze jours.La distribution, organisée comme un petit marché sur le côté du CCAS, crée un moment convivial où les gens passent, échangent et repartent avec leur panier. C’est devenu un vrai point de rendez-vous. On travaille pas mal la communication, notamment des affiches présentant la composition des paniers et des envois par mail aux personnes intéressées. Les bénéficiaires sont curieux, découvrent de nouveaux légumes, et on les accompagne avec des idées de recettes. Les ateliers cuisine permettent cela également. Ce dispositif permet de créer du lien avec des personnes de tous les âges et de faire connaître les autres actions proposées par le CCAS. Grâce à des critères d’inscription adaptés aux ménages non imposables, les P.A.N.I.E.R.S nous permettent de toucher de nouveaux publics aux revenus modestes, ayant de réels besoins, mais qui n’auraient pas nécessairement accès aux dispositifs d’aide alimentaire proposés par le CCAS ou les partenaires caritatifs. Elodie Fugère, du CCAS de Noyelles-Godault